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CLINIQUE JURIDIQUE et MANAGERIALE "LM" ( Dr. Oswald KPENGLA-S. )

ECHANGES PLURIDISCIPLINAIRES

Les conséquences sous-estimées du syndrome du "cœur brisé"

Publié le 7 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans LE COIN DES CURIEUX

Les conséquences sous-estimées du syndrome du "cœur brisé"
Un couple se tient devant une installation lumineuse à Sydney (Photo d'illustration)@ SAEED KHAN / AFP

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Les conséquences sous-estimées du syndrome du "cœur brisé"
Un couple se tient devant une installation lumineuse à Sydney (Photo d'illustration)@ SAEED KHAN / AFP
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Selon une étude, cette pathologie cardiaque connue pourrait causer des dommages plus durables et sévères que prévu.

Avoir le cœur brisé peut être plus grave qu'on ne le croit. En effet, si cette expression est souvent utilisée au second degré, elle peut également prendre tout son sens d'un point de vue médical. 

Depuis les années 1990, les scientifiques ont même attribué un nom à cette pathologie cardiaque : le syndrome de tako-tsubo (STT). Peu fréquent, le STT est ce que l'on appelle une cardiopathie de stress. En clair, c'est une maladie cardiaque se déclenchant après un événement anxiogène telle qu'une rupture ou la perte d'un être cher. 

Bien que le STT ait fait l'objet de diverses études ces dernières années, on ne peut pas en dire autant des séquelles qu'il laisse derrière lui et qui étaient il y a encore peu entourées d'un certain flou. C'était sans compter une équipe de chercheurs écossais, dont les travaux paraissent cette semaine dans le Journal of the American Society of Echocardiography. Ils révèlent qu'à long terme, la maladie endommagerait le muscle cardiaque et pourrait causer des douleurs bien particulières. 

Torsion inhabituelle et fines cicatrices. Afin d'étudier les propriétés du syndrome du cœur brisé, des chercheurs de l'Université d'Aberdeen, en Ecosse, ont suivi 52 patients ayant été victimes du STT sur une période de quatre mois. 

Durant ces quelques mois, les cœurs des patients ont été périodiquement examinés à l'aide d’échographies à ultrasons et d'IRM (Imageries par Résonnance Magnétique) cardiaques. En analysant les différentes images obtenues, les chercheurs ont constaté que le mouvement et le pompage du cœur étaient inhabituels. 

En effet, la torsion effectuée par le cœur lorsqu'il pompe était retardée chez les patients autrefois victimes d’un STT. Par ailleurs, les scientifiques ont observé de fines cicatrices à la surface du cœur des sujets. Or, les cicatrices de ce type sont connues pour réduire l'élasticité du cœur et l'empêcher de se contracter normalement. 

Pour Dana Dawson, docteur spécialiste en chirurgie cardiaque et responsable de l'équipe, "ces trouvailles pourraient expliquer pourquoi les victimes du STT ont par la suite des taux de survie similaires à ceux des personnes ayant eu une crise cardiaque". Selon la scientifique, l'étude a permis de montrer que "cette maladie avait en réalité des effets délétères persistants sur le cœur des patients". 

Vers des opérations post-STT ? "Des études récentes ont montré que cette pathologie n’était pas aussi rare que ce que l’on pensait" confie Dana Dawson. "C’est pour cela qu’il est de plus en plus capital d’identifier ses effets sur les individus" ajoute-t-elle. Selon l’étude, près de 3.000 personnes souffriraient en effet de ce syndrome au Royaume-Uni.

Pour la chercheuse, le fait d’avoir découvert que le STT avait des conséquences durables impose une réflexion autour de la prise en charge actuelle de la maladie. "Nous avions tendance à penser que les patients ayant souffert d’une cardiomyopathie du stress s’en remettaient complètement  sans intervention médicale. Nous avons désormais montré que les séquelles cardiaques avaient des conséquences négatives bien plus durables" explique-t-elle.

Metin Avkiran, professeur de cardiologie moléculaire au King's College de Londres, partage cet avis. Selon ce spécialiste, "cette étude met en avant le besoin urgent de trouver de nouveaux traitements plus efficaces face à cette pathologie dévastatrice".

 

 

SOURCE: YAHOO.FR

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Les arnaqueurs avaient tout prévu... sauf de tomber sur une victime armée. Retrouvés, les deux suspects sont jugés en comparution immédiate au tribunal d'Évry (Essonne).

Publié le 7 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans LE COIN DES CURIEUX

 

Les faits remontent au 15 mai. La victime, un policier de Toulouse, se présente sur un parking de Bures-sur-Yvette (Essonne) avec une sacoche contenant 3000 euros en liquide et un chèque de 8000 euros, destinés à payer une voiture repérée sur le célèbre site de petites annonces Le Bon Coin

Couteau et gaz lacrymogène

Sur place, un homme, ganté et cagoulé, le surprend par derrière et tente de l'étrangler puis l'asperge de gaz lacrymogène pour lui dérober l'argent. Le policier, hors service, décline sa profession et sort son arme pour le faire reculer. Devant la détermination de l'agresseur, armé d'un couteau, il tire au sol, à une reprise, et parvient à le faire fuir. 

 
 

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Chargée de l'enquête, la Sûreté départementale de l'Essonne parvient, grâce à l'adresse IP utilisée pour poster l'annonce, à remonter jusqu'à un cybercafé d'Argenteuil (Val-d'Oise). L'établissement, équipé de vidéosurveillance, leur fournit "une photo de très bonne qualité" de deux hommes, dont l'agresseur du parking, présents à l'heure exacte de la mise en ligne de l'annonce. 

"Très connus" de la police
 

Un renseignement policier a ensuite permis d'identifier le second suspect, même si l'enquête n'a pas pu déterminer s'il était présent sur les lieux de l'agression. Lors des perquisitions, la saisie d'un téléphone a permis de retrouver la trace de l'annonce ainsi que les photos de la voiture mises en ligne. 

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Les deux suspects, âgés de 31 et 37 ans, "très connus des services", selon une source policière, ont été interpellés mardi. Ils ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel d'Évry pour être jugés ce jeudi en comparution immédiate.

 

 

SOURCE YAHOO.FR

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Les modalités de crédits

Publié le 6 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans DROIT BANCAIRE ET FINANCIER

 

 

Les crédits bancaires comportent de nombreuses modalités. Ils peuvent être précédés ou non d'une ouverture de crédit (P1) ou de d’émission d'une lettre de crédit(P2).

 

Paragraphe 1 : La convention d'ouverture de crédit.

A- Définition et fonctionnement.

L'ouverture de crédit est la convention par laquelle un banquier s'engage à mettre à la disposition de l'un de ses clients, pour un temps déterminé ou indéterminé, un certain crédit dont le bénéficiaire usera à sa guise soit en touchant les fonds, soit en tirant une traite ou un chèque sur le banquier. Ce contrat s'apparente à un prêt, étant précisé que le prêt consenti par un professionnel du crédit n'est pas un contrat réel.

- Le crédit peut être mis à la disposition du client pour une opération déterminée. Le plus souvent, il y a ouverture de crédit en compte courant. Dans ce cas deux conventions sont liées, la convention de compte courant et celle d'ouverture de crédit. Cette combinaison présente un double avantage. D'une part, l'ouver­ture de crédit se renouvelle sans cesse, car au fur et à mesure que le commerçant nourrit son compte de remises, il rembourse les avances qui lui ont été faites, mais comme le compte court et qu'il est indivisible un nouveau découvert peut être créé jusqu'à concurrence de l'ouverture de crédit. D'autre part, pour le banquier, sa créance se trouve garantie par les remises de son client qui se com­pensent continuellement dans le compte avec les autres articles, et éventuellement par les sûretés qui peuvent avoir été consenties pour sûreté du solde du compte.

 

B- Caractéristiques

La convention d'ouverture de crédit n'est prévue par aucun texte. Elle constitue un contrat innomé qui a un objet spécial : le crédit à consentir. La convention porte sur un crédit à réaliser par les moyens les plus divers. Il s'agit donc d'une promesse de remise d'argent.

La convention est unilatérale, en ce sens que le banquier est obligé de consentir le crédit, mais le client n'est pas obligé d'en user. Toutefois, quand elle est faite en compte courant, le client se trouve tenu de passer toutes ses opérations en compte.

Le contrat est conclu intuitu personne, même si le crédit est garanti par une

sûreté réelle.

L'ouverture de crédit porte intérêts sur les sommes avancées au taux fixé par les parties à partir du jour de l'utilisation. Le taux de l'intérêt convenu doit être fixé par écrit et accepté par le client ; à défaut, le taux légal est seul applicable. Le taux en est fixe ou variable.

C- Fin de contrat.

Indépendamment de l'accord des intéressés, l'ouverture de crédit prend fin dans des conditions différentes selon qu'elle a été consentie pour une durée indéterminée ou pour une durée déte­rminée.

Lorsque la convention est conclue pour une durée déterminée, elle prend fin évidemment par l'arrivée du terme fixé ; en principe, il n'y a aucune obligation de renouvellement.

Si la convention est à durée indéterminée, chacune des parties a la faculté d'y mettre fin par volonté unilatérale, selon le droit commun applicable aux contrats à exécution successive. Mais les modalités de cette résiliation unilatérale ont été doutées, en particulier lorsqu'elle est le fait du banquier (pour le client, la résiliation ne présente en principe, aucun intérêt; il lui suffit de ne pas utiliser les services bancaires et désormais, « Tout concours à durée indé­terminée autre qu'occasionnel, qu'un établissement de crédit consent à une entre­prise ne peut être réduit ou interrompu que sur notification écrite et à l'expiration d'un délai de préavis fixé lors de l'octroi du concours ». Cette notification n'est pas nécessairement formelle, mais doit être dénuée d'équivoque.

 

Paragraphe 2 : La lettre de crédit.

A- Définition et utilité.

C'est une lettre adressée par un banquier à l'un de ses correspondants pour

l'inviter à payer une somme d’argent ou à consentir un crédit au bénéficiaire de la lettre. Tantôt elle est créée par le banquier à la demande de son client qui l'enverra à une personne dont il attend une prestation, en général des marchandises achetées par lui ; tantôt elle est remise par le banquier à son client pour lui permettre de toucher des fonds ou de se faire ouvrir un crédit par un banquier sur une autre place.

 

Elle est utilisée dans les opérations internationales. La lettre de crédit est dite documentaire lorsqu'elle est créée avec comme garantie, les documents qui représentent la marchandise.

Les modalités des crédits

 

Les crédits bancaires comportent de nombreuses modalités. Ils peuvent être précédés ou non d'une ouverture de crédit ou de d’émission d'une lettre de crédit.

 

Paragraphe 1 : La convention d'ouverture de crédit.

A- Définition et fonctionnement.

L'ouverture de crédit est la convention par laquelle un banquier s'engage à mettre à la disposition de l'un de ses clients, pour un temps déterminé ou indéterminé, un certain crédit dont le bénéficiaire usera à sa guise soit en touchant les fonds, soit en tirant une traite ou un chèque sur le banquier. Ce contrat s'apparente à un prêt, étant précisé que le prêt consenti par un professionnel du crédit n'est pas un contrat réel.

- Le crédit peut être mis à la disposition du client pour une opération déterminée. Le plus souvent, il y a ouverture de crédit en compte courant. Dans ce cas deux conventions sont liées, la convention de compte courant et celle d'ouverture de crédit. Cette combinaison présente un double avantage. D'une part, l'ouver­ture de crédit se renouvelle sans cesse, car au fur et à mesure que le commerçant nourrit son compte de remises, il rembourse les avances qui lui ont été faites, mais comme le compte court et qu'il est indivisible un nouveau découvert peut être créé jusqu'à concurrence de l'ouverture de crédit. D'autre part, pour le banquier, sa créance se trouve garantie par les remises de son client qui se com­pensent continuellement dans le compte avec les autres articles, et éventuellement par les sûretés qui peuvent avoir été consenties pour sûreté du solde du compte.

 

B- Caractéristiques

La convention d'ouverture de crédit n'est prévue par aucun texte. Elle constitue un contrat innomé qui a un objet spécial : le crédit à consentir. La convention porte sur un crédit à réaliser par les moyens les plus divers. Il s'agit donc d'une promesse de remise d'argent.

La convention est unilatérale, en ce sens que le banquier est obligé de consentir le crédit, mais le client n'est pas obligé d'en user. Toutefois, quand elle est faite en compte courant, le client se trouve tenu de passer toutes ses opérations en compte.

Le contrat est conclu intuitu personne, même si le crédit est garanti par une

sûreté réelle.

L'ouverture de crédit porte intérêts sur les sommes avancées au taux fixé par les parties à partir du jour de l'utilisation. Le taux de l'intérêt convenu doit être fixé par écrit et accepté par le client ; à défaut, le taux légal est seul applicable. Le taux en est fixe ou variable.

C- Fin de contrat.

Indépendamment de l'accord des intéressés, l'ouverture de crédit prend fin dans des conditions différentes selon qu'elle a été consentie pour une durée indéterminée ou pour une durée déte­rminée.

Lorsque la convention est conclue pour une durée déterminée, elle prend fin évidemment par l'arrivée du terme fixé ; en principe, il n'y a aucune obligation de renouvellement.

Si la convention est à durée indéterminée, chacune des parties a la faculté d'y mettre fin par volonté unilatérale, selon le droit commun applicable aux contrats à exécution successive. Mais les modalités de cette résiliation unilatérale ont été doutées, en particulier lorsqu'elle est le fait du banquier (pour le client, la résiliation ne présente en principe, aucun intérêt; il lui suffit de ne pas utiliser les services bancaires et désormais, « Tout concours à durée indé­terminée autre qu'occasionnel, qu'un établissement de crédit consent à une entre­prise ne peut être réduit ou interrompu que sur notification écrite et à l'expiration d'un délai de préavis fixé lors de l'octroi du concours ». Cette notification n'est pas nécessairement formelle, mais doit être dénuée d'équivoque.

 

Paragraphe 2 : La lettre de crédit.

A- Définition et utilité.

C'est une lettre adressée par un banquier à l'un de ses correspondants pour

l'inviter à payer une somme d’argent ou à consentir un crédit au bénéficiaire de la lettre. Tantôt elle est créée par le banquier à la demande de son client qui l'enverra à une personne dont il attend une prestation, en général des marchandises achetées par lui ; tantôt elle est remise par le banquier à son client pour lui permettre de toucher des fonds ou de se faire ouvrir un crédit par un banquier sur une autre place.

 

Elle est utilisée dans les opérations internationales. La lettre de crédit est dite documentaire lorsqu'elle est créée avec comme garantie, les documents qui représentent la marchandise.

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L'officier d'état civil

Publié le 6 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans DROIT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE

Un officier d'état civil est un officier public désigné par la loi. Il reçoit et conserve les actes de l'état civil en délivre des copies ou des extraits (déclaration de naissance, reconnaissance d'enfant, mariage...). Les fonctions d'officier de l'état civil sont exercées par le maire et ses adjoints, dans les limites géographiques de la commune. Leurs activités sont contrôlées par le procureur de la République.

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PENSÉE DU JOUR

Publié le 6 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PENSEES DU JOUR

« Sans doute serais-je chrétien, si les chrétiens l'étaient vingt-quatre heures par jour. »

    Gandhi

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PENSÉE DU JOUR

Publié le 5 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PENSEES DU JOUR

« La règle d'or de la conduite est la tolérance mutuelle, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents. »

Gandhi

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A PROPOS DE L'OFFICIER D'ETAT CIVIL

Publié le 4 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans DROIT DES PERSONNES ET DE LA FAMILLE

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A PROPOS DE LA PROTECTION DES E-CONSOMMATEURS EN MATIERE D'ARBITRAGE

Publié le 4 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S

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A PROPOS DE L'INTERVENTION DU JUGE DANS LES RAPPORTS DE VOISINAGE

Publié le 4 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans DROIT DES OBLIGATIONS

S’interroger sur les rapports de voisinage suppose au préalable de bien cerner les contours du sujet, ce qui implique trois séries de précisions, tant d’un point de vue terminologique qu’historique. D’abord, la question n’a de sens qu’au regard de la propriété foncière, car le voisinage d’une propriété mobilière est inconcevable. En effet, le voisinage se définit comme l’ensemble des personnes et des biens se situant à proximité d’un bien approprié, à quelque titre que ce soit. Ensuite, les rapports de voisinage ne doivent pas être réduits à un simple esprit de chicane, car ils impliquent souvent la mise en oeuvre des notions les plus fondamentales du droit privé, qu’il s’agisse de propriété, de vie privée, ou plus largement de conflits de droits subjectifs. A Rome, le statut éminent qu’occupait le géomètre arpenteur en dit long sur l’importance qu’accordaient les romains au bornage et, plus largement, aux limites entre voisins. Enfin, les rédacteurs du Code de 1804 n’ignoraient pas cette question, mais ils la posaient en tenant compte essentiellement du voisinage entre propriétaires (bornage, clôture). Le droit de propriété exerce en effet une véritable fascination sur le législateur républicain : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en a fait un droit « naturel et imprescriptible » (article 2), « inviolable et sacré » (article 17). Défini à l’article 544 du Code civil, le droit de propriété y apparaît comme « le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements ». L’absolu du droit de propriété est ainsi au coeur de sa définition et des prérogatives conférées au propriétaire. Droit réel, opposable erga omnes, la propriété confère à son titulaire des prérogatives très étendues, comme en attestent notamment le droit de suite et la revendication. Il s’agit aussi d’un droit exclusif, c’est-à-dire, au sens propre, un droit d’exclure. A cette aune, le sujet renvoie, à titre principal, à la nécessaire protection de la propriété contre le voisinage.S’interroger sur les rapports de voisinage suppose au préalable de bien cerner les contours du sujet, ce qui implique trois séries de précisions, tant d’un point de vue terminologique qu’historique. D’abord, la question n’a de sens qu’au regard de la propriété foncière, car le voisinage d’une propriété mobilière est inconcevable. En effet, le voisinage se définit comme l’ensemble des personnes et des biens se situant à proximité d’un bien approprié, à quelque titre que ce soit. Ensuite, les rapports de voisinage ne doivent pas être réduits à un simple esprit de chicane, car ils impliquent souvent la mise en oeuvre des notions les plus fondamentales du droit privé, qu’il s’agisse de propriété, de vie privée, ou plus largement de conflits de droits subjectifs. A Rome, le statut éminent qu’occupait le géomètre arpenteur en dit long sur l’importance qu’accordaient les romains au bornage et, plus largement, aux limites entre voisins. Enfin, les rédacteurs du Code de 1804 n’ignoraient pas cette question, mais ils la posaient en tenant compte essentiellement du voisinage entre propriétaires (bornage, clôture). Le droit de propriété exerce en effet une véritable fascination sur le législateur républicain : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen en a fait un droit « naturel et imprescriptible » (article 2), « inviolable et sacré » (article 17). Défini à l’article 544 du Code civil, le droit de propriété y apparaît comme « le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on en fasse pas un usage prohibé par les lois ou par les règlements ». L’absolu du droit de propriété est ainsi au coeur de sa définition et des prérogatives conférées au propriétaire. Droit réel, opposable erga omnes, la propriété confère à son titulaire des prérogatives très étendues, comme en attestent notamment le droit de suite et la revendication. Il s’agit aussi d’un droit exclusif, c’est-à-dire, au sens propre, un droit d’exclure. A cette aune, le sujet renvoie, à titre principal, à la nécessaire protection de la propriété contre le voisinage.

...

 

Proposé par Christophe André

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PENSÉE DU JOUR

Publié le 4 Juillet 2017 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PENSEES DU JOUR

 

 « La démocratie devrait assurer au plus faible les mêmes opportunités qu'au plus fort. »

    Gandhi

 

 

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