Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CLINIQUE JURIDIQUE et MANAGERIALE "LM" ( Dr. Oswald KPENGLA-S. )

ECHANGES PLURIDISCIPLINAIRES

PENSÉE DU JOUR

Publié le 25 Mars 2018 par Dr Oswald KPENGLA-S in PENSEES DU JOUR

« Il y a dans la vie de chacun de nous des mots qu'on regrettera toujours d'avoir prononcés, des mots qu'on n'aurait jamais dû sortir, des mots qu'on aurait dû avaler: les mots qui changèrent notre destin. »

Ahmadou Kourouma

 

Et, c'est cela qui fait de nous des hommes. Des personnes ayant un cœur. Cette phrase que j'ai lue, dans un texte de l'auteur alors que je m'efforçais d'assouvir mon besoin de lire, me laisse toujours un peu triste chaque fois que je la lis.
Je la partage pour dire du fond de mon Cœur contrit, PARDON :
 
A Dieu, mon premier Père qui a rappelé à lui mon père. Pardon pour mes errements. Je continue de rechercher ta face. Oh Dieu révèle toi à moi !
Tu m’as tant donné, et tu ne cesses de me donner ; tu me donneras encore car je ne cesserai de demander. Et moi, j’oublie de te dire merci sans cesse. Tu m’as sauvé de l’adversité, tu m’as permis de surmonter les vicissitudes de la vie, tu m’as maintes fois arraché des mains de la mort, mais t’ai-je remercié assez ? Non ! PARDON pour tout cela ;
 
A ma mère, pour mes écarts et pour mon absence. Pour tous ces mots mal placés et ces réponses mal à propos. Maman PARDON, je t’aime :
 
A mes frères et sœurs
pour avoir été dur avec vous (j’y voyais hélas la seule façon de vous consolider), et pour avoir manqué quelques fois à mon devoir ;
 
A Fifamè, pour mes absences et mon goût trop prononcé pour la qualité, le succès et le juste. Mes excuses pour mes écarts divers ;
 
A Sessy et à ses parents, surtout, pour mon intempérance et mon manque de sagacité. Le recul nous donne les vraies images de nos caprices, quand bouillonne dans nos veines du sang jeune ;
 
A mon fils, pour mon absence, mes colères, mes exigences. Je t'en ai trop demandé et imposé pour ton âge. Mon désir de te voir grandir vite et bien et la rigueur quasi-militaire de ma propre éducation, m'ont fait oublier la candeur de ton enfance, et empêché de voir certainement tes larmes souterraines. Dès fois, je me demande si je ne t'ai pas fait grandir trop vite. Je suis très fier de toi, mon unique de l'heure. Papa te demande PARDON de tout cœur ;
 
A tous mes amis, qui sans doute, font ou continuent de faire les frais de mon intransigeance sur certains points, à certains moments de notre parcours. Sachez que vous comptez beaucoup pour moi ;
 
A tous mes collaborateurs, présents ou passés. A vous, j'ai beaucoup demandé, et de vous, j'ai beaucoup exigé. Je me souviens même en avoir formé certains parmi vous malgré eux. Je suis fier de vous savoir bien formés, mais il n'empêche que je vienne m'excuser encore pour des mots, des phrases ou des regards d'un patron trop dur ;
 
A mes maîtres, pour ce que vous avez attendu de moi sans le voir. Mais tant que je vis, mes promesses tiennent toujours ;
 
A tous mes collègues, à qui j'ai dit ou que je n'ai pas dit. Je dis souvent si peu, mais on entend si grand et si lourd de moi. Je pense à vous, avec qui j'ai partagé les moments les plus houleux sur bientôt vingt (20) ans de parcours. Je me souviens de nos contradictions doctrinales sur 18 ans environ de correction de divers examens et concours nationaux ;
 
A vous mes élèves, mes apprentis, et mes étudiants, pour ce que j'ai oublié de vous dire de nécessaire pour que vous grandissiez bien. Aussi pour ces moments où, comme un père, je me suis énervé, sans doute plus qu'il n'en fallait, mais toujours pour la bonne cause chers cousins ;
 
A mes amis motards et à ma communauté de mécanique et d'ingénierie industrielle, pour mes absences renouvelées. Je ne vous oublierai jamais, car je porte dans mes veines le ronflement des moteurs, les crasses du remplacement des pastilles ou d'un vilebrequin. Je suis toujours parmi vous dans le vent qui souffle ;
 
A vous que je coache en Développement Personnel Durable, pour mes omissions et mes rendez-vous manqués ;
 
A mon pays, le Bénin la patrie dont j'ai héritée de mes parents. Pays qui m'a formé et affûté. Tu m'as tout donné et je me demande si je te donne tout, même si c'est mon éternel désir ;
 
Enfin,
A tous ceux qui ont croisé mon chemin, et qui en ont gardé un mauvais souvenir ou un goût aigre. Je n'ai jamais su me contenter de grives à défaut de merles. Quand je veux des grives, je tiens aux grives;
 
A moi-même,
Oui, à moi même, pour tout ce que j’ai voulu et que je n’ai pas pu, puis pour tout ce que j'ai entrepris et que je n'ai pas achevé. Mais ma lutte continue.
 
Bon dimanche à vous tous !
 
Partagez avec moi, si vous en connaissez qui me reconnaitront, s'il vous plaît !
 
Dr Oswald K-S.

 

Commenter cet article
O
Vous, notre professeur, notre frère et notre père spirituel (au regard de vos conseils), nous ne pouvons que nous soumettre de votre enseignement et de votre mea culpa. Vous nous apprenez tant au niveau de la socialité, la connectivité et l'essentialité de ce que nous devrons nous concentrer. OUI, MERCI et pardonne nous pour notre jeunesse!!
Répondre