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CLINIQUE JURIDIQUE et MANAGERIALE "LM" ( Dr. Oswald KPENGLA-S. )

ECHANGES PLURIDISCIPLINAIRES

PENSÉE DU JOUR, pour mieux comprendre la journée d'hier

Publié le 9 Mars 2016 par Dr Oswald KPENGLA-S in DIVERS

RÉFLEXION SUR LA JOURNÉE DE LA FEMME

Je ne suis pas femme, c’est pourquoi j’aime les femmes !

Je suis engendré par une femme, c’est pourquoi je respecte les femmes !

Je suis un être humain, c’est pourquoi les femmes et les hommes sont égaux.

Hier 8 mars, le monde célébrait la journée internationale de la femme. Chaque année, les observateurs s'arrachent les cheveux sur la dénomination de ce jour : faut-il parler des femmes ? De la femme ? De leurs droits ?

Comment se tirer de ce pétrin sémantique ? S'il existe une telle foire lexicale autour de ce jour, c'est aussi en raison de l'absence d'acte de naissance clair. Encore aujourd'hui, les historiens s'écharpent sur la genèse de cette journée. Pour cela, je voudrais vous proposer un pash work, en guise de compte rendu de lecture pour que chacun s’en fasse une bonne opinion.

Selon Wikipédia, une première Journée nationale de la femme (« National Woman's Day ») a lieu le 28 février 1909 à l'appel du Parti socialiste d'Amérique. Cette journée est ensuite célébrée le dernier dimanche de février jusqu'en 1913.

En 1910 à Copenhague, l'Internationale socialiste adopte l'idée d'une « Journée internationale des femmes » sur une proposition de Clara Zetkin (Parti social-démocrate d'Allemagne) et Alexandra Kollontaï (menchevik du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, future Commissaire du Peuple), sans qu'une date ne soit avancée. Cette journée est approuvée à l'unanimité d'une conférence réunissant cent femmes socialistes en provenance de 17 pays. Clara Zetkin aurait souhaité par cette journée contrecarrer l'influence des « féministes de la bourgeoisie » sur les femmes du peuple.

La première Journée internationale des femmes est célébrée l'année suivante, le 19 mars 1911 pour revendiquer le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail. En Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, plus d'un million de personnes participent aux rassemblements.

Le 25 mars de la même année, un incendie dans un atelier textile de Triangle Shirtwaist à New York tue 140 ouvrières, dont une majorité d'immigrantes italiennes et juives d'Europe de l'Est, enfermées à l'intérieur de l'usine. Cette tragédie, liée à l'exploitation des femmes ouvrières, a un fort retentissement et est commémorée par la suite lors des Journées internationales des femmes qui font alors le lien entre lutte des femmes et mouvement ouvrier.

Aujourd'hui, les historiens s'écharpent sur la genèse de cette journée. En 1913 et 1914, dans le cadre du mouvement pacifiste de la veille de la Première Guerre mondiale, des femmes d'Europe organisent fin février ou début mars des rassemblements contre la guerre. En 1914, c'est le 8 mars qui est retenu.

En 1917, en Russie, alors que deux millions de soldats sont morts pendant la guerre, des femmes choisissent le dernier dimanche de février pour faire grève et réclamer « du pain et la paix ». Ce dimanche historique tombe le 23 février dans le calendrier julien alors en vigueur en Russie et le 8 mars dans le calendrier grégorien : c'est le début de la Révolution russe. Quatre jours plus tard, le tsar abdique et le gouvernement provisoire accorde le droit de vote aux femmes.

C'est en souvenir de cette première manifestation de la Révolution que, le 8 mars 1921, Lénine aurait décrété la journée « Journée internationale des femmes » (« Международный женский день »). Il n'est en fait pas certain que Lénine y soit pour quelque chose, ce serait plutôt la proposition d'une « camarade bulgare » de l'Internationale communiste. Par la suite, la journée est célébrée dans tout le bloc de l'Est.

En 1946, les pays de l'Est qui viennent de passer sous la coupe soviétique célèbrent la journée des droits des femmes. La « greffe » de cette commémoration russe passe souvent par la propagande. La radio tchécoslovaque décrit alors, avec emphase, pour les citoyens tchécoslovaques, à quoi ressemble la journée des droits des femmes à Moscou: « des avions apportent quotidiennement du mimosa, des violettes et des roses du Caucase et de Crimée […]. Les usines ont réservé des théâtres entiers uniquement pour leurs ouvrières. Les femmes sont des millions et des millions d’hommes, de pères, d’amants et de collègues de travail les couvrent de fleurs - littéralement - parce que la femme socialiste célèbre aujourd’hui sa fête, la fête de son émancipation. »

Voilà brièvement le point sur la question.

Pour plus d’informations, téléchargez et lisez les pièces jointes.

Vive l'émancipation de la femme Africaine !

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