Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CLINIQUE JURIDIQUE et MANAGERIALE "LM" ( Dr. Oswald KPENGLA-S. )

ECHANGES PLURIDISCIPLINAIRES

Le statut juridique de l’esclave des colonies françaises sous l’Ancien Régime

Publié le 9 Avril 2015 par Dr Oswald KPENGLA-S in PAN-AFRICANISME

« Tous les hommes naissent incontestablement libres, mais la loi du plus fort, le droit
de la guerre, l’ambition, l’amour de la domination, le luxe, ont introduit l’esclavage dans
toutes les parties du monde & chez la plupart des nations ». L’esclavage est « l’état de la
personne qui est en servitude & sous la puissance absolue d’un maître ». La définition de
Guyot contient deux aspects, indissociables de la condition d’esclave.
1. L’esclave, personne et chose
Sa qualité de personne n’est pas niée, mais, juridiquement, l’esclave est la chose de
son maître, dont celui-ci est propriétaire. Cette ambiguïté va à l’encontre des principes
fondamentaux du droit. Ainsi, « tout le droit dont nous usons concerne soit les personnes, soit
les biens, soit les actions », écrit Gaius dans ses Institutes au IIe siècle. La summa divisio du
droit romain entre personnes et choses, très ancienne, est née d’un besoin de théorisation du
droit, apparu à l’époque de Cicéron, sous l’influence de la philosophie grecque. Dans
l’Antiquité, le concept de personne renvoie à deux notions : prosopon et persona. La première
est, ou l’homme dans sa réalité physique, ou une figure abstraite dont il peut être revêtu
(masque et sa symbolique). La seconde désigne l’homme en général ou l’acteur de la vie
juridique, bénéficiant, en fonction de son rôle social, de certains droits.

LIRE LA SUITE EN PIÈCE JOINTE ET RESPECTER LES DROITS DE L'AUTEUR.

Commenter cet article