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CLINIQUE JURIDIQUE et MANAGERIALE "LM" ( Dr. Oswald KPENGLA-S. )

ECHANGES PLURIDISCIPLINAIRES

L'INVESTISSEMENT DANS LE CAPITAL HUMAIN

Publié le 7 Janvier 2014 par Dr Oswald KPENGLA-S in MANAGEMENT

PJ

AVANT-PROPOS
Les connaissances, les qualifications et les compétences représentent un atout essentiel pour soutenir la croissance économique et réduire les inégalités sociales dans les pays de l’OCDE. Cette richesse, désignée souvent sous le terme de capital humain, est apparue comme un facteur clé pour combattre un chômage élevé et persistant, ainsi que les problèmes posés par la faiblesse des rémunérations et par la pauvreté. Alors que les économies sont de plus en plus fondées sur le savoir, le capital humain prend une importance encore plus grande.
Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires rigoureuses dans presque tous les pays, les gouvernements ont pris conscience de l’intérêt qu’il y avait à mesurer les effets des dépenses de formation sur les performances économiques et sur le bien-être des sociétés. Les entreprises, les individus et les pouvoirs publics ont également intérêt au renouvellement et à l’élévation des qualifications de la population et de la main-d’oeuvre. On est aussi de plus en plus conscient de l’importance de l’apprentissage à vie dans une société où les changements économiques, technologiques et sociaux exigent de la souplesse, ainsi qu’une capacité à s’adapter et à apprendre tout au long de la vie. Ce sont quelques-unes de ces considérations qui ont conduit la Réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres à demander en 1996 à l’Organisation de « mettre au
point une première série d’indicateurs de l’investissement en capital humain sur la base des données existantes, (d’)analyser les domaines dans lesquels on manque encore largement de données comparables au niveau international, (de) déterminer le coût des travaux et de la collecte des données nécessaires à de nouveaux indicateurs de performance et autres mesures ». Ce rapport constitue la réponse à cette demande.
A partir d’un ensemble d’indicateurs fondés sur les données existantes, ce rapport met également en relief les problèmes essentiels que devraient résoudre les politiques, notamment le rôle important des institutions publiques et privées pour encourager et financer l’apprentissage à vie, ainsi que les inégalités d’accès à la formation selon les groupes de population. Il conclut en particulier qu’il n’est pas suffisant de se fonder sur des mesures agrégées du capital humain. Il est également important de connaître sa répartition entre différents groupes de population, ainsi que la manière dont les qualifications et compétences sont utilisées dans la vie quotidienne.
Si le rapport est centré sur les données existantes, il fait également apparaître des domaines dans lesquels il est essentiel de réunir davantage d’informations sur l’investissement dans le capital humain pour orienter les décisions politiques. Il s’agit notamment de l’apprentissage et de l’acquisition de qualifications sur le lieu de travail, ainsi que de la nécessité de mesurer un éventail plus large de qualifications. Il est essentiel de mieux comprendre comment les investissements en temps et en ressources financières dans le capital humain apportent des bénéfices socio-économiques et quels sont ceux qui ont les rendements les plus élevés. Ces bénéfices ne se limitent pas à des emplois ou à des rémunérations supplémentaires pour les individus. Ils intéressent la cohésion sociale et politique des pays Membres de l’OCDE. Ce rapport montre qu’il nous reste beaucoup à faire pour répondre à ces nouvelles exigences d’information.

Donald J. Johnston
Secrétaire général de l’OCDE

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